Un juriste hors de ses gonds, voue aux gémonies la mission de l’Union européenne

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Dans le cadre de sa mission d’Observation de l’élection présidentielle du 11 octobre, L’Union Européenne (UE), à la demande du gouvernement guinéen, a déployé en Guinée, 70 observateurs.

Dans ses conclusions préliminaires relatives au déroulement de ce scrutin, rendues publiques le 13 octobre, cette mission a fait état globalement de sérieuses lacunes techniques sans pour autant mettre en cause la crédibilité dudit vote.

Devant le tollé  et la manipulation suscités par cette déclaration, la Mission d’observation de l’UE s’est vue dans l’obligation d’adresser un courrier à l’état-major de chaque candidat ayant pris part à la présidentielle du 11 octobre et dans lequel elle a rappelé aux uns et autres, le rôle qui est le sien dans ce processus d’observation électorale.

Si par ce courrier la Mission de l’UE voulait, a priori, montrer patte blanche, il faut rappeler, qu’il a fait en filigrane l’objet  d’une nouvelle instrumentalisation de la part de certains de ses destinataires au point de faire croire comme si la mission était revenue sur ce qu’elle avait relevé dans son rapport préliminaire sur la ténue de cette présidentielle.

Face à la polémique et aux interprétations tendancieuses que cette situation a produites, Guinéenews a rencontré le juriste constitutionnaliste, Mohamed Camara pour, somme toute, lever l’équivoque au regard des dispositions constitutionnelles guinéennes. Voici ce qu’il en pense en effet :

« En application de la législation en vigueur en République de Guinée, les observateurs comme leurs noms l’indiquent, ce sont des personnes qui font des constats. Nulle part au niveau des textes de loi en Guinée, en tout cas dans la loi électorale – dans ses 225 articles, il n’est fait mention d’un observateur et son rôle. Donc, le rapport et les correspondances que cette mission peut adresser aux acteurs, peuvent être un document supplémentaire mais qui ne lie pas le juge. Parce qu’en Guinée, il n’y a que le juge qui est habilité selon les cas. Le juge des justices de paix et de première instance pour le contentieux pré-électoral ou le contentieux des élections locales et de la Cour constitutionnelle pour des élections politiques au niveau national…».

Lire l’intégralité des propos de Mohamed Camara sur Guinenews.org

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