POLITIQUE : L’opposition face à son destin

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L’opposition, en Guinée, serait-elle une espèce en voie de disparition ? La question n’a rien de saugrenu. La classe politique guinéenne se revendiquant du camp opposé au président Alpha Condé est vraiment mal en point par les temps qui passent. Elle ne semble pas avoir perdu que des élections. Son existence et son avenir mêmes sont plus ou moins incertains. Tout au moins dans la configuration qu’on la connait depuis le tournant historique de 2010. Naturellement, les manœuvres du chef de l’Etat y sont pour quelque chose. Mais dans les rangs de l’opposition, quelques grands acteurs, de par un certain nombre de stratégies, ont prêté le flanc. Des erreurs qui, à moins d’être corrigées, vont davantage consacrer la souveraineté d’Alpha Condé sur le paysage politique national.

Verre à moitié vide ou à moitié plein

Vus de l’opposition, les résultats provisoires de l’élection du 11 octobre 2015, rendus publics par la CENI, peuvent faire l’objet d’une double et contradictoire appréciation. Une première perception pourrait amener à les voir comme le reflet d’un retentissant échec qui, lui-même, serait l’aboutissement d’un ensemble de stratégies incohérentes et inappropriées. A l’opposé, une seconde lecture verrait notamment dans le score de l’UFDG une sorte de résistance acharnée face à un pouvoir qui n’a pas fait de cadeau au camp adverse. Dans un premier temps, quelques-uns, partisans de cette seconde grille de lecture, avaient entretenu l’espoir d’un champ politique structuré par deux grandes tendances politico-idéologiques. Ce qui au passage, a-t-on toujours pensé, pourrait aider à annihiler la gangrène communautariste qui ne cesse de prendre de l’ampleur dans le débat politique.

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