Campagne électorale : Quand la délégation d’Alpha Condé perturbe le sommeil des clients d’un hôtel à Kindia

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Après sa ‘’précampagne’’ dans plusieurs localités du pays avec la casquette de Président de la République, le candidat Alpha Condé a entamé ce mercredi 23 septembre 2015, lui aussi, sa première sortie pour la campagne proprement dite à l’intérieur du pays. Premier escale, Kindia.

Arrivé à bord de son hélicoptère, ce  mardi 22 septembre dans la capitale des agrumes, en prélude à un grand meeting au stade de Kindia, le candidat du RPG arc-en-ciel, Alpha Condé, a été logé à l’hôtel Monguébougnie de Friguiagbé où sont nous étions aussi logés.

En effet, au nombre d’une quarantaine de journalistes des médias publics et privés, nous participions depuis trois jours à un atelier de mise à niveau en matière d’enquête et de rapportage sur des cas de corruption dans les secteurs de l’eau et de la santé.

Première restriction avec l’arrivée du président candidat, les mouvements ont été limités dans l’enceinte de l’établissement. Si ça c’était limité là, nous nous serions pas mal en sorti. Mais c’est sans compter sur la capacité de nuisance des agents et autres  accompagnateurs du président. Alors que nous dormions tranquillement, sans que l’on ne sache pourquoi, ils se sont mis a frappé les portes. Il était 3 heures du matin.

Engagé à nous faire boire le calice jusqu’à la lie, les accompagnateurs du président ont deux heures après (à 5 heure du matin) allumés des amplificateurs pour joués de la musique à la gloire du champion du RPG-arc-en-ciel. Nous empêchant ainsi, de rattraper le sommeil perdu 2 heures plutôt.

Alpha Condé et son cortège ont quitté l’hôtel dès 7 heures pour faire le tour de certaines sous-préfecture, avant son meeting prévue dans  la soirée du même jour au stade de Kindia. Sans nous dire au revoir à plus forte raison s’excuser.

La colère m’a fait perdre toutes mes forces. En même temps quand je réfléchie, je vois bien une des cause de notre retard : l’abus de pouvoir. Sinon de quel droit une délégation d’un politicien, fut-il le président de la Guinée, peut se permettre de déranger tous les clients d’un hôtel? Je pense que le président, plus que tout autre citoyen, devrait le plus que possible éviter que son entourage ne fasse du  tort à un citoyen.

Pour l’instant, la campagne électorale est en grand partie libertinage et nuisance sonore.

Ce billet  a été rédigé par Abdoulaye Oumou Sow

Journaliste et web-activiste guinéen

 

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